Identification, formulation, principe actif

 

 

I. Les médicaments

1. Définition

Un médicament est une substance ou une composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines ou animales.

 

2. Substance active

Un médicament contient au moins une substance active (ou principe actif). Dans un médicament la substance active est celle qui possède un effet thérapeutique.

Exemples: L’aspirine (acide acétylsalicylique), le paracétamol, l’ibuprofène sont des principes actifs.

Le principe actif de ce médicament est l’acide acétylsalicylique (aspirine)

 

3. Excipients

Un excipient désigne toute substance autre que le principe actif dans un médicament. Son addition est destinée à conférer au médicament certaines caractéristiques particulières (physiques, gustatives, etc…). Les excipients doivent éviter toute interaction, particulièrement chimique, avec le principe actif.

Exemples: l’eau, l’amidon, le saccharose sont des excipients.

 

4. Formulation

La formulation permet de présenter le médicament sous la forme la plus adaptée pour la voie d'administration souhaitée. Le cas échéant, elle permet de moduler la vitesse de libération de la substance active vers l'organisme.

Exemple: le paracétamol est disponible sous forme de comprimés sec, de comprimés effervescents ou de poudre en sachets.

 

 

II. Chromatographie sur couche mince

1. Principe

Le mélange à étudier, entraîné par une phase mobile ou éluant, migre (se propage) par capillarité sur un support fixe solide appelé phase stationnaire (gel de silice déposé en couche mince sur une plaque d'aluminium) où il se fixe.

Les constituants du mélange se séparent par migration différentielle. Chacun des constituants est d'autant plus entraîné par l'éluant qu'il est plus soluble dans celui-ci et moins adsorbé (fixé) sur la phase stationnaire.

Après migration, les taches correspondant à chaque constituant doivent être révélées (sauf si les constituants donnent des taches de couleurs différentes).

 

2. Mode opératoire

a. Remarque

Il est indispensable de se reporter au «savoir faire» correspondant pour assimiler correctement les différentes phases de la manipulation.

 

b. Préparation de la cuve à élution

 

c. Préparation de la plaque (phase stationnaire)

La plaque est fragile il faut donc éviter de mettre les doigts dessus, en particulier là où la migration va se produire.

Lorsque les gouttes des différents corps en solution ont été déposées sur la ligne de base on laisse sécher la plaque pour que le solvant s'évapore.

 

d. Élution

La plaque est placée le plus verticalement possible dans la cuve à élution. Il faut alors éviter de remuer le dispositif pendant l'élution. On laisse l'éluant monter par capillarité jusqu'à environ un centimètre du bord supérieur de la plaque. On repère alors la position atteinte par le solvant à l'aide d'un trait de crayon très fin. Ce trait est appelé front du solvant.

 

e. Révélation

Lorsque l'opération précédente est achevée et que la plaque est sèche, il faut, dans le cas où les taches sont incolores, les faire apparaître. C'est l'opération de révélation. Cette révélation peut se faire de différentes manières suivant les corps que l'on veut mettre en évidence (lampe à UV, solution de permanganate de potassium, diiode, etc...), le principe étant de choisir un révélateur qui donne soit une réaction physique soit une réaction chimique avec les corps que l'on veut révéler.

 

3. Analyse du chromatogramme

a. Rapport frontal

Pour chaque tache révélée on détermine le rapport frontal:

R f = h H MathType@MTEF@5@5@+=feaafiart1ev1aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbbjxAHXgarmWu51MyVXgaruWqVvNCPvMCG4uz3bqefqvATv2CG4uz3bIuV1wyUbqee0evGueE0jxyaibaieYdNi=xH8yiVC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=xfr=xb9adbaqaaeaacaGaaiaabaqaamaaeaqbaaGcbaWaauIhaeaacaWGsbWaaSbaaSqaaiaadAgaaeqaaOGaeyypa0ZaaSaaaeaacaWGObaabaGaamisaaaaaaaaaa@3C68@

où H représente la hauteur parcourue par le front du solvant entre la ligne de base et le front du solvant et h la hauteur parcourue par une tache entre la ligne de base et sa position au moment de la révélation.

 

b. Résultats

   Le chromatogramme présente autant de taches que l'échantillon étudié contient d'espèces chimiques différentes.

   Deux corps présentant le même rapport frontal Rf sur la même plaque sont identiques.

   En comparant les rapports frontaux des taches laissées par l'échantillon étudié aux rapports frontaux des taches laissées par les corps de référence (authentiques), il est possible de déterminer la composition de l'échantillon.

   Si le corps étudié ne présente qu'une tache après révélation on peut affirmer qu'il est pur.

 

 

III. Paramètres physiques

1. Remarques

Certains de ces paramètres ont déjà été rencontrés précédemment. Il n'est pas mauvais de les revoir. Lorsque deux corps présentent plusieurs paramètres physiques identiques on est en droit de supposer qu'ils sont identiques. La comparaison des paramètres physiques de deux corps permet donc, le cas échéant, d'identifier un corps inconnu.

 

2. Températures de changements d'états

Ces températures dépendent de la pression à laquelle se produit le changement d'état. Il faut donc la préciser. On choisit en général la pression atmosphérique normale (1,013.105Pa).

  Température de fusion θ f MathType@MTEF@5@5@+=feaafiart1ev1aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbbjxAHXgarmWu51MyVXgaruWqVvNCPvMCG4uz3bqefqvATv2CG4uz3bIuV1wyUbqee0evGueE0jxyaibaieYdNi=xH8yiVC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=xfr=xb9adbaqaaeaacaGaaiaabaqaamaaeaqbaaGcbaGaeqiUde3aaSbaaSqaaiaadAgaaeqaaaaa@3A26@ : Température à laquelle une espèce chimique passe de l'état solide à l'état liquide.

  Température d'ébullition θ éb MathType@MTEF@5@5@+=feaafiart1ev1aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbbjxAHXgarmWu51MyVXgaruWqVvNCPvMCG4uz3bqefqvATv2CG4uz3bIuV1wyUbqee0evGueE0jxyaibaieYdNi=xH8yiVC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=xfr=xb9adbaqaaeaacaGaaiaabaqaamaaeaqbaaGcbaGaeqiUde3aaSbaaSqaaiaadMoacaWGIbaabeaaaaa@3B90@ : Température à laquelle une espèce chimique passe de l'état liquide à l'état vapeur.

 

3. Densité

La densité d'un liquide ou d'un solide par rapport à l'eau est une grandeur notée d sans dimension (sans unité) égal au rapport de la masse d'un certain volume de ce liquide ou de ce solide et de la masse du même volume d'eau pris dans les mêmes conditions de pression et de température. Sous cette forme cette définition est peu commode. On montre que la densité d d'un liquide ou d'un solide peut être écrite:

d= ρ ρ eau MathType@MTEF@5@5@+=feaafiart1ev1aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbbjxAHXgarmWu51MyVXgaruWqVvNCPvMCG4uz3bqefqvATv2CG4uz3bIuV1wyUbqee0evGueE0jxyaibaieYdNi=xH8yiVC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=xfr=xb9adbaqaaeaacaGaaiaabaqaamaaeaqbaaGcbaWaauIhaeaacaWGKbGaeyypa0ZaaSaaaeaacqaHbpGCaeaacqaHbpGCdaWgaaWcbaGaamyzaiaadggacaWG1baabeaaaaaaaaaa@4015@

ρ MathType@MTEF@5@5@+=feaafiart1ev1aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbbjxAHXgarmWu51MyVXgaruWqVvNCPvMCG4uz3bqefqvATv2CG4uz3bIuV1wyUbqee0evGueE0jxyaibaieYdNi=xH8yiVC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=xfr=xb9adbaqaaeaacaGaaiaabaqaamaaeaqbaaGcbaGaeqyWdihaaa@3919@  représente la masse volumique du solide ou du liquide et ρ eau MathType@MTEF@5@5@+=feaafiart1ev1aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbbjxAHXgarmWu51MyVXgaruWqVvNCPvMCG4uz3bqefqvATv2CG4uz3bIuV1wyUbqee0evGueE0jxyaibaieYdNi=xH8yiVC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=xfr=xb9adbaqaaeaacaGaaiaabaqaamaaeaqbaaGcbaGaeqyWdi3aaSbaaSqaaiaadwgacaWGHbGaamyDaaqabaaaaa@3C0F@  la masse volumique de l'eau ( ρ eau =1000g. L 1 MathType@MTEF@5@5@+=feaafiart1ev1aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbbjxAHXgarmWu51MyVXgaruWqVvNCPvMCG4uz3bqefqvATv2CG4uz3bIuV1wyUbqee0evGueE0jxyaibaieYdNi=xH8yiVC0xbbL8F4rqqrFfpeea0xe9Lq=Jc9vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKkFr0xfr=xfr=xb9adbaqaaeaacaGaaiaabaqaamaaeaqbaaGcbaGaeqyWdi3aaSbaaSqaaiaadwgacaWGHbGaamyDaaqabaGccqGH9aqpcaaIXaGaaGimaiaaicdacaaIWaGaam4zaiaac6cacaWGmbWaaWbaaSqabeaacqGHsislcaaIXaaaaaaa@444C@  ).

 

4. Indice de réfraction

Il s'agit d'une grandeur, notée n, liée aux propriétés optique de la matière, et en particulier à la propagation de la lumière lors de la traversée de la surface de séparation (dioptre) entre la matière considérée et l'air (voir la fiche sur la réfraction).

 

5. Solubilité

La solubilité s d'une espèce chimique est la masse maximale que l'on peut dissoudre dans un solvant, à une température donnée, pour obtenir 1L de solution. Elle se mesure, en général, en g.L-1.